Un système qui refuse de parler
d’argent aux femmes.
Los Angeles 2016 : divorce acté, mon mari rentre en France.
Je me retrouve seule aux États-Unis avec mon fils de 8 ans et un loyer à 4 300 dollars par mois.
Pour survivre, je prends une colocataire pour payer un quart. Mes revenus de l’époque couvrent un autre quart. Pour le reste, je fais ce que des milliers de femmes font en silence : je sacrifie mon futur pour gérer l’urgence.
Je pioche dans l’héritage de mon père, récemment décédé. Cet argent devait financer ma 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲 ou les 𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗲𝘀 de mon fils. Il a servi à payer notre loyer durant 1 an.
Le plus violent ? Je n’étais pas du tout “isolée” !
J’étais entourée de professionnels : banquiers, assureurs, agents immobiliers qui auraient pu me guider dans mes choix, investissements, priorités.
En 2007, avant mon expat’, personne ne m’a parlé de protection patrimoniale.
Personne ne m’a conseillé d’anticiper un divorce, un retour forcé, une absence de revenus.
Personne ne m’a proposé une stratégie financière “au cas où”.

2017 : je rentre en France. Pas de logement. Pas de clients. Pas de revenus. Plus beaucoup d’économies.
2020 : 0 € de chiffre d’affaires.
Le vide absolu. Le silence autour de moi.
Je ne suis même plus l’artiste primée que j’étais à Los Angeles, reconnue pour sa créativité.
Et aujourd’hui, ces questions me hantent :
- Pourquoi traiter l’argent comme un territoire masculin ?
- Pourquoi tant de professionnels parlent-ils encore aux femmes comme à des profils “à rassurer” plutôt qu’à des personnes à conseiller stratégiquement ?
On parle souvent “d’éducation financière”. Je déteste cette expression.
Elle sous-entend que les femmes seraient “en retard”.
Le problème n’est pas l’intelligence des femmes 😱 mais leur mise à distance des lieux où circulent l’argent, les codes et les décisions.
Ce qu’il nous faut, ce n’est pas une “petite éducation financière”. C’est de la souveraineté financière. Parce que la dépendance économique produit de l’isolement, des renoncements et parfois des réalités épuisantes en mode survie.
Après avoir traversé seule une expatriation mal anticipée et un retour sans accompagnement sérieux, j’ai décidé de 𝗯𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗼𝗺𝗲𝗿𝘁𝗮.
Avec Les Nanas Responsables, nous reprenons le contrôle sur ces sujets tabous.
Je refuse que d’autres femmes perdent du temps, de l’argent ou leur liberté simplement faute d’accès aux bonnes informations.
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